#16 the one where I feel so good [ahem]
Je. Toutes mes phrases commencent par je. J'ai juste l'air d'une fille qui passe sont temps à marcher vers son reflet. Je n'avance vers personne, sinon moi, ce que je veux, peux.
Il n'y a personne d'autre que moi dans ma vie. Ca ne m'empêche pas d'aller bien. On m'a appris à me faire du bien avant d'apprendre à en faire aux autres. Si tu vois où j'en viens. Relations tuées dans l'oeuf. Baisers pris rarement échangés.
Je ne me plaind de rien. Bien au contraire, ça attire énormément les filles dans mon genre. Faussement imprenables. Faussement détachées. Soit disant libres, simples, sans prise de tête.
Les connes de mon genre sont toujours abandonnées, et élévées dans l'idée de l'être, sans s'en plaindre. Au contraire.
C'est merdique.
Tout ça pour te dire que certains matins, les filles comme moi s'effondrent, envoloppées par la brise et la brume. Les filles comme moi ont les larmes aux yeux, et ça ne se cache pas, ça ne se voit pas. Tout simplement. C'est simple au fond, les filles de ce genre. Le genre qui, malgré tout, et sans doute plus qu'une autre rêve d'un truc de vieux, un truc qui comprend éternité, engagement et d'autres trucs qui font vomir dans ce genre là.
Quelle plaie les filles comme moi.